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  • Organisation des camps

  • Jugement des responsables

  • Réaction des populations

Les différents camps d’extermination se trouvaient, pour la majorité, à l’est ou en dehors du Reich allemand, dans la zone occupée.

Dans l'Allemagne hitlérienne, la fonction des camps de concentration était une fonction d'exclusion et de terreur. Ces camps avaient pour usage de recevoir non seulement les adversaires des nazis, mais aussi, tous les individus considérés comme dangereux pour le régime nazi. Ils étaient arrêtés et amenés dans ces camps pour y être astreints au travail forcé. 

 

L’un des camps le plus emblématique de la politique nazie était celui d’Auschwitz-Birkenau surnommé « l’usine de la mort ».

Le responsable du camp était Rudolf Höss jusqu'à l'été 1943, où il fût remplacé par Arthur Liebehenschel et Richard Baer jusqu’à la libération par l’Armée Rouge en 1945, le 27 janvier.

Il était le plus grand camp construit par les Nazis. Les déportés qui y arrivaient étaient soit tués directement, soit contraints à des travaux forcés. Le camp d’Auschwitz-Birkenau marqua un bilan lourd dans l’extermination des Juifs : un million et cent mille personnes y furent tuées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lublin-Majdanek était un autre camp de concentration et d’extermination important. Avec Auschwitz, ils constituaient les seuls camps ayant ces deux caractéristiques.

Ce dernier était dirigé par Erich Muhsfeld, et couvrait une superficie de 273 hectares. Les prisonniers et déportés, qui y étaient acheminés, venaient principalement de Varsovie. En 1944, le 23 Juillet, il fut libéré par l’Armée Rouge. Par conséquent, avant de partir, les Allemands durent envoyer les derniers déportés à Auschwitz et détruire la plupart des bâtiments : c’est pourquoi aujourd’hui nous en retrouvons peu de vestiges.

 

 

Trois autres camps, en dehors du territoire du Reich, avaient pour fonction d’exterminer les Juifs et les Tziganes. Ce sont ceux qui ont permis principalement de mener la politique de la « solution finale » et font tous partie du programme « Aktion Reinhard ». Ce programme visait à éliminer plus de deux millions de Juifs ainsi que des Roms et d’autres peuples.

 

Tout d’abord, le camp de Belzec :

Il est mis en service en Décembre 1942 sous la direction d’Odilo Globocnik. Ce camp aura fait environ cinq cent mille morts.

Il était situé dans le département de Lublin et fut construit à côté de la ville de Belzec en raison de son isolement et de sa facilité d'accés grâce aux liaisons ferroviaires.

 

Ensuite, le camp de Sobibor situé au sud-est de la Pologne :

Il fut dirigé en partie par Franz Stangl nommé par Odilo Globocnik.

On dénombre environ deux cent cinquante mille Juifs tués dans ce camp à partir de 1942. Les nazis y ont appliqué une technique de mise à mort spéciale au début de sa mise en service : l’asphyxie par gaz d'échappement.

 

Enfin, le camp de Treblinka, créé en 1941.

Il fut dirigé majoritairement par Irmfried Eberl puis par Franz Stangl après que celui-ci fut muté du camp de Sobibor.

La plupart des déportés venaient du ghetto de Varsovie et environ un million de Juifs y furent assassinés. Après avoir cessé son activité, ce camp fut démantelé. Les Nazis essayèrent de le camoufler en ferme pour cacher les crimes qu’ils avaient commis. Ce camp était le deuxième camp d’extermination le plus important après Auschwitz.

En France, 141 000 personnes, que nous avons pu classer en différentes catégories, ont été acheminées vers ces camps.

Tout d’abord les déportés qualifiés de « raciaux » : c'est-à-dire les Juifs et les Tziganes représentant 75 000 personnes, puis les «déportés résistants et politiques» qui représentent 66 000 personnes. Avant toute chose, l'objectif des nazis était l'extermination totale ("Solution finale") des Juifs et des Tziganes, qualifiés de « sous-hommes », dans des centres de mise à mort immédiate.

La plupart des déportés étaient exterminés le jour même de leur arrivée ou au cours des jours suivants, à l'issue d'une sélection qui envoyait immédiatement dans les chambres à gaz les enfants, les vieillards, les femmes et les malades. Les plus valides étaient quant à eux utilisés quelques temps au travail forcé avant d'être tués à leur tour.

Les déportés étaient utilisés et exploités pour travailler mais leurs affaires personnelles et leur cadavre étaient eux aussi conservés. A leur arrivée les Allemands récupéraient leurs effets personnels, comme par exemple des bijoux ou des vêtements, afin de les revendre. Ils transformaient leurs cheveux en tissu puis vêtements, qui seront donnés aux soldats sur le front. Ils faisaient de même avec la graisse et les boyaux pour en faire du savon. La peau leur servait, quant à elle, à faire des toiles de peinture et des abat-jour.

DECOUVERTE DU SYSTEME

Après ce qu’a connu le monde, l’ampleur des crimes sans précédent et le retour à la barbarerie, les Alliés décident de juger les responsables.

Le 8 août 1945, un accord est signé à Londres entre la France, le Royaume Uni et l’URSS. Ils prévoient le châtiment des grands criminels de guerre faisant parti de l’Axe.

Le procès des criminels de guerre se déroule du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 à Nuremberg. Le choix de cette ville rappelle l’origine du coup d’Etat qu’avait tenté Hitler. Lors de ce procès, plusieurs chefs d’accusation voient le jour : les notions de crime contre l’humanité, crime de guerre, crime contre la paix et complot.

Vingt-quatre accusés nazis sont jugés mais aussi quatre organisations, déclarées criminelles : le parti nazi, la SS, le SD et la Gestapo.

 

En réalité, il y a trois absents lors du procès :

    - Robert LEY, chef du « front allemand du travail », s’est suicidé dans sa cellule le 25 octobre 1945.

    - Gustav KRUPP, grand industriel mais est gravement malade.

    - Martin BORMANN, chef de la chancellerie et secrétaire particulier d’Hitler, jugé par contumace.

 

Durant les procès de Nuremberg, les Alliés démontrent le mécanisme de destruction planifié par les nazis, punissent les coupables et rendent publique leur criminalité : 200 journalistes sont présents à Nuremberg.

Les réquisitions sont partagées entre les differents procureurs de pays vainqueurs.

Pendant le procès, des témoignages et des preuves, comme le film de la découverte des camps et le témoignage de Marie-Claude VAILLANT COUTURIER, permettent de sensibiliser les accusés. Cependant, ils refusent de regarder la vérité et de l’admettre.

 

Au final, le 1er octobre 1946, le verdict tombe : il y a 12 condamnations à mort, 3 à la prison à vie, 4 peines de 10 à 20 ans de prison et trois acquittements.

Les condamnations à mort sont effectuées par pendaison. Des photographies des accusés morts après avoir été pendus sont diffusées dans le monde entier pour prouver qu’ils sont réellement morts.

 

Nuremberg n’est pas le seul procès à avoir lieu, celui de Tokyo permet également la sentence des criminels de guerre japonais. Celui-ci se déroule de mai 1946 à novembre 1948. Sur les 20 accusés, 2 sont décédés pendant le procès, 7 sont condamnés à mort, 16 à réclusion à perpetuité, 2 à 10-20 ans de prison et 1 acquitté. On oublie certaines cruautés comme des prisonniers chinois enterrés vivants le 7 novembre 1938.

 

Après la libération, de nombreux témoignages ont été publiés pour donner une image au monde de la terreur nazie. On y découvre ainsi les conditions de détention des détenus, les infrastructures, les techniques utilisées pour tuer un maximum de Juifs, ainsi que et surtout l'état quasi-squelettique des rescapés. Cela en disait beaucoup sur la déshumanisation nazie.

Après cette atroce découverte, il fallut établir un bilan des victimes du génocide. Les nazis ayant pris soin de détruire toute la comptabilité méticuleuse qu'ils tenaient sur les « entrées » et « sorties » des détenus, l'évaluation d'un nombre de décès était donc compliquée. Les chiffres avancés très vite après la libération ont été supérieurs à la réalité, sous le coup de l'émotion : ce fut un choc pour l’humanité entière de découvrir la « machine de guerre ». Mais les historiens, après de nombreuses recherches, ont pu modifier leur nombre et au fil du temps, les estimations devinrent de plus en plus précises.

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