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LA LIBERATION DES CAMPS

  • Les libérations des camps :

 

L’ouverture des camps nazis montre aux troupes alliées une vision apocalyptique.

Arrivés à l’entrée des camps, les soldats alliés sont confrontés à plusieurs situations :

  - dans certains camps évacués depuis plusieurs jours ou plusieurs semaines, il n’y a quasiment plus rien,

    - d’autres, à l’inverse, sont surpeuplés : morts et survivants s’y mélangent (ex : à la libération, 30 000 déportés s’entassent à Dachau, conçu pour accueillir 5 000). Il ne demeurait dans les camps que les plus faibles, abandonnés par les nazis à une mort jugée certaine.

En effet, en pénétrant dans les camps, les Alliés découvrent des charniers, des montagnes de cadavres, et quelques survivants : des hommes et des femmes qualifiés de « cadavres vivants ».

 

Parmi ces derniers, figurent quelques rescapés des expériences médicales effectués par les médecins nazis. Ils trouvent des laboratoires, dans lesquels des médecins SS se sont servis de déportés pour réaliser des expériences parfois inutiles. 

Exemples d'expériences faites sur les prisonniers :

 - il y a celles faites par le docteur Mengele à Auschwitz. Celui ci a pratiqué de nombreuses expériences sur les jumeaux qu’il sélectionnait à l’arrivé des déportés. Lorsque les Alliés les retrouvent, seuls quelques jumeaux sont encore ensembles; les autres ont, soit été séparés ou ont perdu leur second.

 -  brûlures au phosphore

 -  injection du typhus.

 

Necessité des déportés : Les milliers de rescapés nécessitent des soins, de l'aide, de la nourriture, des vêtements et médicaments afin de les soigner. Or, le contexte sanitaire est déplorable : les rescapés restent très faibles, le poids moyen des femmes françaises est de 34kg. Les jours qui suivent, le nombre de victimes continue de croître en raison de la famine, de maladies ainsi que de l'épuisement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à ces corps maigres, il faut résoudre le problème de la nourriture.

Solutions :

1) Tout d’abord, par manque de moyens et d’organisation  les soldats font don de leurs rations. Par exemple les anglais, par sympathie, donnent de la nourriture aux anciens déportés mais beaucoup meurent car leurs estomacs ne sont plus habitués à manger.

2) Les soldats rationnent les villages voisins, tant aux habitants et qu'aux commerçants pour pouvoir nourrir les déportés.

3) Ils arrêtent cette distribution pour en organiser une plus efficace avec plus de moyens, mais qui sera surtout contrôlée. Il est nécessaire de ne pas donner en trop grande quantité la nourriture aux déportés car leurs estomacs doivent se réhabituer doucement à l’alimentation. Cependant nombre d'entre eux vont mourir à cause d’une « trop forte » alimentation.

 

Gestion des cadavres : Tous ces cadavres laissés à l’abandon sont source de bactéries et de maladies. Il faut donc les « nettoyer ». De plus, il faut identifier les corps et surtout faire des tombes au plus vite pour permettre aux familles de faire le deuil ainsi que de se souvenir. Cette tâche est difficile donc les cadavres vont être enterrés dans des fosses communes.

 

Buchenwald  Pile de corps près du crématoire de Buchenwald.
Photo prise au moment de la libération du camp, le 23 avril 1945

  • Révoltes et indignations des chefs militaires alliés :

 

Des civils des environs de Weimar sont forcés par les soldats américains de voir les restes des corps des détenus dans les fours crématoires de Buchenwald pendant leur visite du camp de concentration. 16 avril 1945.

Des civils allemands découvrent un amoncellement de cadavres lors de leur visite du camp de Buchenwald, le 16 avril 1945.

BD réalisée par Anne Eyharts illustrant la découverte du camp Auschwitz-Birkenau par l'Armée Rouge .

On peut penser qu'il s'agit de photos reconstituées, prises plusieurs jours après la libération  car les détenus semblent être en bonne santé, alors que l’on sait maintenant qu’ils étaient très faibles.

  • Avant la libération des camps :

 

Créations des camps : Les camps de concentration de la seconde Guerre mondiale ont été construits sur de grandes étendues de terrains comme par exemple à Bayonne : Le Polo Beyris.

Pour commencer, ce lieu était un club de polo saisit par la ville de Bayonne afin d’y construire une école pour fille. Le projet n’a jamais abouti car avant la seconde Guerre mondiale, l’endroit a été réquisitionné afin d’y loger les immigrés républicains espagnols, dans l’idée de les livrer à l’Espagne par la suite. Après Juin 1940, ce camp accueillera les prisonniers coloniaux français.

 

  • Contexte historique de la libération : 

 

Au sein du Reich, La politique du régime devient de plus en plus drastique : les «  ennemis de l’intérieur » soit les déportés évadés sont traqués. Quand à Hitler, il rejette toute idée de repli.

 

L’Armée de l’URSS, elle, lance une offensive à l’Est, pénètre ainsi  en Pologne à partir d’Avril 1944.

6  juin 1944 : c’est le Débarquement des Alliés en France, en Normandie,  opération favorisée par le grand soutien stratégique, matériel et humain de la part des Américains.

 

Les prisonniers qui se préparent à être libérés, dessinent des cartes clandestines pour suivre l’avancée des Alliés par exemple.

Les marches de la mort, c'est-à-dire des évacuations de camps sont décidées dès l’été 1944. Ces manœuvres avaient pour but d'éviter que les prisonniers ne tombent entre les mains des Alliés et ne fournissent des preuves supplémentaires des assassinats de masse des nazis. L'évacuation de tous les camps de concentration se fit souvent par des marches forcées dans des conditions très dures.  Les ordres, lors de ces marches, étaient d’abattre tous les prisonniers qui n’avaient plus la possibilité de marcher. Un très grand nombre de prisonniers y mourraient sous les balles, de faim  ou d’épuisement.

Les zones principales abritant des camps, en Pologne essentiellement, sont prises en étaux entre, à l’Ouest l’armée des Alliés et à l’Est, l’Armée Rouge, qui toutes deux gagnent du terrain.

 

 

  • Les camps libérés :

 

C’est essentiellement au printemps 1945, que les principaux camps d’Allemagne et d’Autriche sont libérés par les Britanniques et les Américains. Ces libérations marquent considérablement les populations : en effet, de semaines en semaines, les limites de l’horreur sont constamment repoussées.

 

Voici la chronologie des principaux camps libérés:

- Été 1944 : les Soviétiques parviennent sur les sites d’extermination de Belzec,  Sobibor et Treblinka, démantelés en 1943. 

- 23 novembre : les Américains entrent au camp de Natzweiler-Struthof en Alsace.

- 27 janvier 1945 : libération du complexe d’Auschwitz par l’Armée rouge. 

- 21 avril : « Marche de la mort » de 35 000 déportés partis de Sachsenhausen (18 000  survivants) + début des évacuations de Ravensbrück. 

- 29 avril : Libération de Dachau. 

 

« Atmosphère » lors de la libération : les troupes alliées arrivent dans des lieux où règne un silence de mort ponctué des plaintes des survivants.   

 

« Etat de santé des déportés » : La plupart des déportés libérés au camp sont dans un état physique extrêmement délicat, trop fatigués ou malades pour participer aux évacuations.

Conséquences : les gardiens les ont donc abandonnés dans le camp, livrés à eux-mêmes, et les moins faibles parviennent quand même à trouver de la nourriture dans les locaux des SS. À Auschwitz-Birkenau, les libérateurs ne trouvent pas seulement des milliers de survivants mais des montagnes d’objets appartenant aux personnes juives gazées (ex : brosses à dents, vêtements d’enfants, paires de chaussures, cheveux…).

 

Les évacuations par les nazis : Elles se font en trains, dans des wagons découverts : il s’agit donc d’une ultime épreuve pour les déportés puisqu’ils subissent un froid terrible (-20 degrés dans le nord de l’Allemagne). Sans eau ni nourriture, ils sont déplacés dans d’autres camps où ils font l’objet de mitraillages sans compter les bombardements des Alliés.  Ou bien, elles se font également à pied : jetés sur les routes, les déportés doivent marcher sans s’arrêter, malgré la fatigue et sous peine d’être exécutés sur place. Mais les S.S, finissent par les abandonner pour échapper aux Alliés.

Conséquence: Les déportés sont, là aussi, livrés à eux-mêmes en pleine nature, devant se débrouiller pour manger et dormir. C’est ainsi que les troupes américaines, britanniques ou soviétiques les récupèrent aux bords des routes.

 

Les négociations : Dans des cas extrêmement rares, la Croix-Rouge ou les Alliés ont négocié avec les nazis pour faire libérer des déportés.

 

Photo de la libération d'Auschwitz.
On y voit des détenus juifs et des soldats de l’URSS, les libérateurs.

 

 

Dachau

Des déportés, parmi lesquels des enfants hongrois, saluent les Américains lors de la libération.

 

 

 

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